Lexique

  • Développement durable

    Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.Développement durable

    Pour être durable, le développement doit concilier trois éléments majeurs :

    L’équité sociale, la préservation de l’environnement et l’efficacité économique.

    Chez Domebio, le développement durable est la base de notre travail.

  • Maison passive

    d’après La Maison Passive France :

    La Maison Passive, souvent appelée « maison sans chauffage », repose sur un concept de construction très basse consommation, basé sur l’utilisation de la chaleur passive du soleil, sur une très forte isolation (des murs, des fenêtres, etc…), l’absence de ponts thermiques, une grande étanchéité à l’air ainsi que le contrôle de la ventilation.

    Une maison passive consomme 90% d’énergie de chauffage en moins qu’une construction existante. Et 75% de moins qu’une maison nouvellement construite selon la réglementation thermique actuelle (RT2005). Quelle que soient son mode de construction et sa situation géographique, une maison passive, avec tout le confort actuel, a besoin de moins de 15 kWh par m² et par an (soit 1,5 litre par m² et par an d’équivalent pétrole) en chauffage. Les réalisations passives actuelles montrent que cette définition est valable pour des régions au climat rude ou au climat méridional, soit dans toute la zone comprise entre Madrid et Stockholm.

    Une maison passive ne coûte que de 10 à 15 euros par mois en chauffage. Ce qui est nettement plus faible qu’une maison basse énergie (entre 40 à 65 kWh/(m²/an), selon la zone climatique). Et pourtant le confort y est nettement meilleur !

  • Bâtiment à énergie positive ou BEPOS

    Se dit d’une construction produisant sur l’année, plus d’énergie qu’elle n’en a besoin pour son fonctionnement.

  • Eco matériaux

    Ce terme évoque à la fois des notions de respect de l’environnement du matériau évalué, de production locale et d’absence de danger pour la santé des êtres vivants.

    Les notions d’énergie grise, d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’analyse du cycle de vie (ACV)  sont des outils d’évaluation indispensables et objectifs de tout matériau envisagé

    Un éco-matériau répondra donc à la fois à plusieurs critères :

    • Faible énergie grise lors de sa fabrication,
    • Faible quantité de GES* émis en production et en transport,
    • Production la plus locale possible, donc avec un impact social positif par la valorisation des emplois régionaux,
    • Absence de dangers sanitaires et faible impact sur les écosystèmes,
    • Haut potentiel recyclable,
    • Durabilité élevée
  • GES ou Gaz à Effet de Serre

    Les Gaz à Effet de Serre (GES) sont des gaz qui absorbent une partie des rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations au sein de l’atmosphère terrestre, phénomène appelé effet de serre.

    Plus d’une quarantaine de gaz à effet de serre ont été recensés par le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) parmi lesquels figurent : la Vapeur d’eau(H2O), le Dioxyde de carbone (CO2 ), le Méthane (CH4), l’Ozone (O3), le Protoxyde d’azote (N2O), l’Hydrofluorocarbures (HFC), le Perfluorocarbures (PFC) et l’Hexafluorure de soufre (SF6).

    Le dioxyde de carbone représente près de 70% des émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique. Il est principalement issu de la combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon) et de la biomasse.

    Le protoxyde d’azote (N2O) représente 16% des émissions. Il provient des activités agricoles, de la combustion de la biomasse et des produits chimiques comme l’acide nitrique.

    Le méthane (CH4) représente 13% des émissions. Il est essentiellement généré par l’agriculture (rizières, élevages). Une partie des émissions provient de la production et de la distribution de gaz et de pétrole, de l’extraction du charbon, de leur combustion et des décharges.

    Les gaz fluorés (HFC, PFC, SF6) représentent 2% des émissions. Ces gaz sont utilisés dans les systèmes de réfrigération et employés dans les aérosols et les mousses isolantes. Les PFC et le SF6 sont utilisés dans l’industrie des semi-conducteurs. Les gaz fluorés ont un pouvoir de réchauffement 1 300 à 24 000 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone et une très longue durée de vie. C’est pourquoi ils représentent un réel danger malgré la modeste part qu’ils représentent dans les émissions totales de GES.

    Afin de limiter l’accentuation de l’effet de serre et la hausse des températures à la surface de la planète, des politiques de réduction ou de limitation d’émissions de certains GES ont été mises en place par de nombreux pays dont la France notamment dans le cadre du protocole de Kyoto.

  • Energie grise

    L’énergie grise est la quantité d’énergie nécessaire à la production et à la fabrication des matériaux ou des produits industriels. En théorie, un bilan d’énergie grise additionne l’énergie dépensée lors :

    • de la conception du produit
    • de l’extraction et le transport des matières premières
    • de la transformation des matières premières et la fabrication du produit
    • de l’usage ou la mise en œuvre du produit
    • du recyclage du produit

    Les métaux sont très gourmands en énergie grise, et les matières synthétiques plus que les matières naturelles.

    A titre d’exemple, quelques valeurs pour des isolants courants :

    • Polystyrène expansé ou PSE : 27.36 kWh/kg
    • Mousse polyuréthane :              28.33 kWh/kg
    • Laine de verre :                           13.83 kWh/kg
    • Laine de chanvre :                       8.64 kWh/kg
    • Panneaux de fibre de bois :       3.81 kWh/kg
  • ACV ou Analyse du Cycle de Vie

    L’ACV est la mesure des ressources nécessaires pour fabriquer un produit ou un dispositif destiné au bâtiment et la quantification des impacts sur l’environnement de cette fabrication.

    Elle s’exprime en France suivant la norme NF P 01-010, selon 10 critères qui quantifient
    les impacts du produit ou du système sur l’environnement : consommation d’énergie,
    de matières premières, d’eau, production de déchets…

  • Eco Conception

    Désigne une démarche de management environnementale centrée sur le produit (biens ou services)
    Elle consiste à prendre en compte des critères environnementaux dès la phase de conception du produit. C’est l’axe du management environnemental qui complète les approches liées au site tels que la norme ISO 14001 ou le référentiel Eco-Audit. Cette démarche prend en compte l’ensemble des phases du cycle de vie du produit, c’est-à-dire de l’extraction des matières premières à la production, en passant par sa distribution, son utilisation et sa fin de vie (recyclage). C’est une approche préventive et multicritère des problèmes environnementaux : eau, air, sol, bruit, déchets, matières premières, énergie, … L’objectif principal de la démarche est de diminuer quantitativement et/ou qualitativement les impacts d’un produit ou d’un service, tout en conservant ses qualités et ses performances intrinsèques.

    L’éco-conception vise :
    – à évaluer les principaux impacts d’un produit ou d’un service grâce à différentes méthodologies et divers outils,
    – à minimiser ces impacts par différentes mesures : changement de matériaux, meilleure efficacité énergétique, recyclabilité des matériaux, reprise des produits en fin de vie, …

  • HQE ou Haute Qualité Environnementale

    La charte de chantier HQE prévoit la prise en compte des 14 cibles suivantes pour une meilleur qualité environnementale des bâtiments :
    – Les cibles d’écoconstruction (1 à 3) :
    Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat, Choix intégré des procédés et produits de construction, Chantier à faibles nuisances.
    – Les cibles d’écogestion (4 à 7) :
    Gestion de l’énergie, Gestion de l’eau, Gestion des déchets d’activités, Entretien et maintenance
    – Les cibles de confort (8 à 11) :
    Confort hygrothermique, Confort acoustique, Confort visuel, Confort olfactif.
    – Les cibles de santé (12 à 14) :
    Conditions sanitaires, Qualité de l’air, Qualité de l’eau.
    La HQE n’est pas un label mais une démarche globale faisant appel à une approche multicritères. Pour qu’un projet soit certifié il devra atteindre 7 des 14 cibles avec au moins 4 cibles au niveau performant et 3 au niveau très performant.

  • Domebio et la Haute Qualité Environnementale

    Cibles HQE

     Maison DOMEBIO

    Maison X

    Eco construction :
    1-    Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat Conception bioclimatique et géobiologie pour une intégration optimale et un respect des écosystèmes Intégration technique
    2-   Choix intégré des procédés et produits de construction Utilisation exclusive d’éco-matériaux : préservation des ressources
    Conception bioclimatique
    Utilisation de matériaux à forte énergie grise et CO2, peu ou pas recyclables
    3-   Chantiers à faible nuisance Filière sèche et matériaux recyclablesRéduction des déchets de chantier Filière traditionnelle, chantiers avec déchets importants
    Eco gestion :
    4-   Gestion de l’énergie Maisons positives, passives ou THQE : préservation ressources et réduction pollutionsConforme RT2012 et RT 2020 Niveau de prestations conforme RT2012Systèmes de chauffage électriques ou gaz +++
    5-   Gestion de l’eau Filière sècheRobinets avec limiteurs débitsProximité stockage et point de puisageRécupération eaux de pluiePréservation ressources Chantiers à forte consommation d’eauRare récupération eaux de pluie
    6-   Gestion des déchets d’activité Eco-matériaux, recyclables, faible énergie grise et émissions de CO2, réduction déchets et compostage Absence qualité déchets chantier, peu recyclables
    7-    Gestion de l’entretien et de la maintenance Absence de système de chauffage et climatisationMaintenance réduite (VMC) Entretien et maintenance des systèmes couteux
    Confort :
    8-   Confort hygrothermique Parois perspirantes, enduits et refends adaptésIsolation et étanchéité à l’air validée par test porte soufflantePuits canadienConfort hiver et été Auto régulation impossible
    9-   Confort acoustique Prise en compte en phase conceptionRefends et planchers  à forte inertie Possible
    10-  Confort visuel Emplacements des ouvrants selon environnement et orientations solairesEclairages naturels Selon degré de prestations
    11-  Confort olfactif Qualités des matériaux, absence de COV, VMC Double Flux (DF) Qualité air intérieur moyenneVMC Hygro A ou B
    Santé :
    12- Qualité sanitaire des espaces Matériaux naturels, locauxEquipements sanitaires adaptés (VMC, toilettes sèches,…)Prise en compte pollution électro magnétique Parfois adaptés
    13- Qualité sanitaire de l’air Absence de COV,VMC DF : optimisation renouvèlement et qualité air entrant COV, selon choix système VMC
    14- Qualité sanitaire de l’eau Conforme avec rejets réduitsOptimisation organisation réseaux intérieurs (power pipe) Conforme mais rejets plus importants
  • Géobiologie

    La géobiologie traite de l’influence d’un lieu, de l’environnement local, de l’écosystème  et du bâti sur le bien-être, le comportement des êtres vivants et leur santé.

    Le terme peut se définir étymologiquement : association de la racine géo (la terre) et biologie ( l’étude de tout ce qui est vivant).

  • Température ressentie et température réelle

    La température ressentie est la moyenne entre la T° de l’air et celle des parois en proximité.Température ressentie

    • Dans une pièce chauffée à 20 °C, avec des murs à 14°C, la T° ressentie sera de 17°C (14+20 /2)
    • Dans une pièce chauffée à 20 °C, avec des murs à 19 °C, la T° ressentie sera de 19.5°C (19+20 /2)

    Dans le premier cas, le reflexe et l’unique solution est d’augmenter le chauffage (et donc la facture) pour augmenter la T° de l’air et améliorer sa T° ressentie car le confort est très insuffisant.

    Une isolation correctement pensée et mise en œuvre permet de conserver chaque calorie de chaleur emmagasinée, de conserver une T° de paroi élevée et donc un confort sans besoin d’apports de chaleur extérieurs.

    En été, grâce à l’excellent déphasage de certains isolants « naturels » la T° élevée est conservée à l’extérieur du logement, rendant l’utilisation de climatiseur inutile.

    N’oublions pas que l’énergie la moins chère est celle que nous n’utilisons pas.

  • Règlementation thermique ou RT

    La réglementation thermique française a pour but de fixer une limite maximale à la consommation énergétique des bâtiments neufs pour le chauffage, la ventilation, la climatisation, la production d’eau chaude sanitaire et l’éclairage, en fonction de la zone climatique d’implantation de ce bâtiment. Elle est définie actuellement par la réglementation thermique 2012 (RT 2012), qui a succédé à la réglementation thermique 2005 (RT 2005). ( Obligatoire depuis octobre 2011 pour les bâtiments tertiaires et collectifs et dès le 1er janvier 2013 pour le logement individuel)

    La RT 2012 nous donne comme limite pour le logement individuel neuf une consommation maximale de 50 kWh/m²/an, chiffre a pondérer par le coefficient de zone géographique (a) et par le coefficient d’altitude (b). Soit 50x(a+b)

    Et 80 kWh/m²/an x(a+b) pour la rénovation de l’existant.

    A titre d’exemple, en région lyonnaise, en zone H1c, le coefficient (a) est de 1,2 et (b) de 0.

    Ainsi toute nouvelle maison individuelle devra avoir une consommation maximale de 60 kWh/m²/an.( 50x(1,2+0)=60)

  • Coefficients des Zones RT 2012

    Zone climatiques ( coefficient a) :

    • H1a et H1b :   1.3
    • H1c :                1.2
    • H2a :               1.1
    • H2b :               1.0
    • H2c et H2d :  0.9
    • H3 :                 0.8

    Altitude ( coefficient b) :

    • < ou =  400 m :                      0
    • > 400 m et < ou = 800 m : 0.1
    • > 800 m :                               0.2

    Formules :  

    consommation maximale en neuf : 50x(a+b)

    consommation maximale en rénovation : 80x(a+b)

  • Qualité Environnementale des Bâtiments (QEB)

    D’après l’ADEME

    La Qualité environnementale des bâtiments est une démarche volontaire de management appliquée aux opérations de construction ou de réhabilitation.

    Consommateur d’énergie et producteur de Gaz à effet de serre, le bâtiment offre des possibilités de progrès suffisamment fortes pour répondre à nos engagements nationaux de réduction des émissions de GES*. Les professionnels et les maîtres d’ouvrage (collectivités, entreprises …) doivent chercher dès la conception de leur projet à réduire les impacts sur l’environnement (éco-construction, chantier à faibles nuisances, gestion optimisée des énergies et EnR …) et à créer un environnement intérieur confortable et sain.

    Domebio vous proposera systématiquement une analyse de la QEB de votre projet (base de données Cocon©, en cours d’intégration au CSTB).

  • Notion de coût global

    d’après l’UNTEC

    L’approche en coût global permet de prendre en compte les coûts d’un projet de construction au-delà du simple investissement, en s’intéressant à son exploitation (charges liées aux consommations énergétiques à la consommation d’eau ….), à la maintenance, au remplacement des équipements ou des matériaux mais également à la déconstruction du bâtiment.

    Cette vision est d’autant plus importante que l’on estime que, pour certains bâtiments, le coût d’investissement d’une opération ne représente que 25% du coût total, la différence (75%) survenant au cours de la vie du bâtiment, notamment sur le poste « énergie ». Ces chiffres sont issus de l’étude « Ouvrages publics et Coût global » réalisée par la mission interministérielle de qualité des constructions publics (MIQCP) en janvier 2006.

  • COV ou Composé Organique Volatile

    Les composés organiques volatils (ou COV) regroupent une multitude de substances.

    Leur volatilité leur confère l’aptitude de se propager plus ou moins loin de leur lieu d’émission, entraînant ainsi des impacts directs et indirects sur les animaux et la nature. Ils sont contenus à l’origine dans des matériaux solides ou dans des liquides qui ont des usages courants ou industriels. Certaines d’entre elles viennent modifier la composition chimique de l’air ambiant. Elles sont alors considérées comme des polluants.

    A titre d’exemple, voici quelques COV bien connus : le butane, le propane, l’éthanol (alcool à 90°), l’acétone, les solvants dans les peintures, les solvants dans les encres…

  • Bioclimatique

    Art de concevoir une maison en prenant en compte les contraintes climatiques du site et d’en tirer parti. Ce mode de conception concerne souvent l’enveloppe extérieure de la maison mais aussi son orientation, l’implantation des pièces les unes par rapport aux autres, la surface vitrée par pièces,… Il vise à la fois à moins consommer d’énergie pour chauffer (cas de l’hiver) et climatiser (cas de l’été) tout en maintenant un bon confort thermique en toute saison.